VICTOR SOREN

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LE MONDE DE VICTOR SOREN

          Soren est un Artiste habité, qui fait corps avec son Art, et se dit convoqué par ses dessins. Son monde imaginaire est fait de contrastes subtils, sublimés par la lumière et l'ombre et mettant en scène un fl orilège d'animaux familiers, perdus dans d'obscures chambres d'enfants ou d'étranges divinités tentaculaires, semblant sorties d'un roman de Jules Verne, habitant des ruines désolées. Cette lumière, tant travaillée, si durement gagnée sur le monde de l'ombre dans l'oeuvre de Soren semble être la métaphore d'une réalité briseuse de rêves. L'Art de Soren est une épine noire plantée dans le blanc de notre œil.

 

 

 

 

 

"Le bestiaire immobile : la venue de l'inconnue"

 

 

"Le bestiaire immobile : l'épreuve"

 

Victor Soren et les enfantômes

 

L’œuvre de Vic­tor Soren, par sa poétique paradoxale, permet de pénétrer dans des domaines que l’on croyait interdits ou perdus. Tout se passe au sein d’une mise en noir de l’image afin que du dessin surgisse une présence paradoxale. A travers un imaginaire en déficit de lumière, l’œuvre s’ensemence de territoires inédits proches des contes mais où les enfants apparaissent comme des fantômes. Leur virginité se rapproche du chaos originel comme s’ils étaient à peine nés et tout juste sortis de l’antre du monde.

 

Jean-Paul Gavard-Perret - Victor Soren, Carnet d’artiste Eric Higgins Saint Jean de Mont 2016

 

"La complaisante"

 

 

"Le bestiaire immobile : tentative de résurrection"

 

« L’opacité enchantée »

« Dans l'enfance, tout est magique »

 

Une infinie douceur hante cependant les grands dessins de Soren, au format généralement réduit. Quelque chose de miraculeux a broyé les limites de cette blancheur vitale et de cette noirceur inconsolable, « entre chien et loup », quand la créature au destin de proie s'extirpe de cette étreinte archaïque, et, désastre traverse, devenue enfin indestructible, tente de vivre. Les dessins de Soren - « je les vois comme une sorte de journal intime » - comblent les trous de l'angoisse « Mais l'essentiel reste le mystère… »

 

Christian Noorbergen - Artension

 

 

"Le bestiaire immobile : dépendance"

"La veillée"