Pascal BEY

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Pascal BEY

    Pascal BEY, né en 1962, décède en 2015. Il a vécu et a travaillé à Lyon. Ses dessins n’associent pas la couleur. Celle-ci, en dépit de sa présence au réel, « n’apparaît pas ». Comme https://www.cialissansordonnancefr24.com/cialis-pharmacie/ si, seule vêture des phénomènes, elle abandonnait toute finalité active dans le mouvement et l’étendue, l’espace et le temps au sein du microcosme comme du macrocosme.

    Chez cet artiste, à l’instar de la Nature, l’élément fondamental, le carbone simple, la mine de graphite, constituent une matrice qui permet d’exprimer les variations infinies de l’évolution de la matière dans ses acceptions multiples, animale, minérale, et surtout végétale. Même si des indices, téguments, écorces, gousses ou fruits, sont parfois plus ou moins « figurés », donc identifiables, il n’y a toutefois rien de posé a priori : car toute proposition thématique établie d’emblée serait un leurre, ce qui fait, à son tour, du leurre, dont la nature est friande pour conjurer la prédation, une proposition thématique en soi. C’est pourquoi, la profusion, l’exubérance, la viscosité des formes et la puissance des contrastes sont-elles aussi fascinantes à l’examen en opérant simultanément une coupure entre le tout et la partie, le fond et la forme, la surface et le pli comme pour célébrer dans une fascination bipolaire l’indivisibilité de l’essentiel.

    Au-delà, Pascal BEY anticipe par son trait la vision de l’Idée directrice qui agit au plus profond de la Nature. Et tout son travail et sa recherche sont comme suspendus à l’intuition génératrice de cette mystérieuse dynamique intrinsèque au développement du Vivant. D’où des séquences et des dispositions qui s’organisent tantôt en fonction d’un centre, tantôt en fonction d’une périphérie, mêlant l’organisé et l’aléatoire, le plan et le volume, dans un système de fractales qui combineraient symétries et chaos. Ainsi, l’approche d’un tel artiste ne sollicite ni l’intelligence du clair et du distinct, ni l’émotion confuse qu’enveloppe l’inconscient ou le surnaturel, mais plutôt l’axe médian d’une conscience en éveil capable de recevoir, en d’étranges turgescences, l’énergie formidable du Vouloir Vivre à l’œuvre dans toute création. 

    Xavier DURAFFOURG

 

EXPOSITIONS ET RECOMPENSES

  • Exposition à la galerie Jean Charvériat en 1982.
  • Salon de printemps 1984, prix noir et blanc.
  • Salon de printemps 1985, prix des jeunes.
  • Salon d'hiver 2000, prix des amateurs d'art.
  • Exposition à l'Atelier Lyon 6e en juin 2000.
  • Participation au 1er Salon des Indépendants 2000.
  • Salon International du Puy-en-Velay 2000, 3e prix.
  • Salon d'hiver 2001.
  • Exposition à la maison de Mandrin à Brioude avril 2001.
  • Salon de Pont de Chéruy 2002.
  • Salon International du Puy-en-Velay 2002, invité.
  • Exposition à la MJC des tilleuls à Saint-Etienne juin 2003.
  • Exposition Ultra-Max du 25 juin au 1er juillet 2005, Lyon 6e.
  • Festival de la création contemporaine à Charlieu les 2 et 3 juillet 2005.
  • Les Sentiers de l'Art à Valsonne le 22 avril 2006.
  • Atelier du Griffon du 3 mai au 29 juin 2006.
  • Festival de la Création Contemporaine à Charlieu les 1er et 2 juillet 2006.
  • Salon du Sud-Est 2006.
  • Aigle de Nice 2006, prix de la ville de Beausoleil.
  • Les Sentiers de l'Art à Valsonne le 15 avril 2007.
  • Festival de la Création Contemporaine à Charlieu les 3 et 4 juillet 2007.
  • Les Picturales de Longchaumois 2007, prix de l'Aigle de Nice et des Picturales.
  • Aigle de Nice 2007.
  • Salon du Sud-Est 2007.
  • Rencontres des toiles Ménerbes-Lubéron de mai à juillet 2008.

 

 

 

 

 

                                                       "Poivrons" nature morte, dessin au crayon sur bristol  65 x 50

 

Chaque scène n'existe pas et n'a jamais existé nulle part ailleurs que sur le papier. Chaque dessin est construit au fur et à mesure, je ne fais pas de croquis préalable ni d'avant projet.

Je réponds à une idée de départ que j'adapte au fur et à mesure de ma progression, chaque dessin est en fait en perpétuel devenir jusqu'à son achèvement.

Je crois qu'au fond ma démarche tend surtout vers un but simple, assouvir ma passion du dessin.

 

 

 

"DANCE MY DEAR" dessin au crayon sur bristol 30 x 90 cm, 2000

Tout d'abord la technique, la technique que j'emploie est du dessin aux crayons à papier sur papier Bristol blanc, pour cela, j'utilise plusieurs duretés différentes sans rajout de blanc.

Le blanc ou ce qui apparaît comme tel, est en fait créé par la proximité de zones de densité plus fortes et non à l'aide de coups de gomme ou de crayons blancs.

 

 

 

 

 

 

 crayon à papier sur bristol

 

 

 

 

 

 

 

 

"TOUT UN MONDE LOINTAIN" crayon à papier sur bristol 50 x 65 cm, 1999

Le choix du bristol s'explique par l'absence remarquable de granularité comme un papier C à grain classique.

Mon travail n'est pas à proprement hyperréaliste ou même figuratif, malgré une facture que l'on qualifie fréquemment d'"huperréaliste", chaque dessin est en fait de facture abstraite.

Bien qu'utilisant les formidables matériaux que recèle notre environnement, qu'il soient issus de la nature ou des travaux de l'homme, je n'utilise de ces éléments, que ce qui m'est nécessaire et je n'hésite pas à les déformer, les amputer, les dévier de leur fonction ou de leur environnement.

 

 

 

 

 

"C'EUT ETE TROP SIMPLE" 40 x 40 cm crayon à papier sur bristol 2003

 

 

 

 

 

 

"NOT EYES TOO" 50X65 cm crayon à papier sur bristol, 1998