DENIS POUPPEVILLE

Artiste peintre

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Une technique éblouissante, un art de travailler la toile ou le papier « à l’ancienne » qu’on aurait pu croire perdu.

Son univers étrange, souvent inquiétant, imprègne chacune de ses créations d’une atmosphère, d’une tension devenues, au fil du temps, signature. « Rien n’est humain qui n’aspire à l’imaginaire » disait Romain Gary.

Celui de l’artiste, peintre, dessinateur ou graveur, révèle une humanité, tout en clair-obscur, attendrissante et pitoyable à la fois. Son univers est celui des habitants de la nuit, des joyeux drilles, des demi-mondaines, des personnages candides et féroces avec d’étranges chapeaux-oiseaux, poissons…

Mais derrière l’œuvre, une personnalité se découvre : généreuse, discrète, d’une incroyable modestie.

Il fait partie des êtres rares qui vous donnent à penser que l’on a bien de la chance de les connaître, de les fréquenter.

Séléction d’oeuvres

Derrière le mur

La cousine de Van Dongen

La robe Blanche

Le magicien aux trois fourchettes

Le petit charriot

L’empereur des moineaux

Parcours

Denis Pouppeville est né le 1er février 1947 au Havre. Après des études aux Beaux-Arts du Havre, puis de Paris, il travaille comme illustrateur de presse (l’Express, le Monde, Elle, le Magazine Littéraire, le Fou parle). En 1980, Patrick Hollington lui offre sa première exposition à Paris.

Il expose à d’innombrables reprise en France, Galerie Béatrice Soulié à Paris, Abbaye d’Auberive etc… et à l’étranger (Lausanne, Genève, Munich, Tokyo et principalement au Salon d’Art à Bruxelles). Plusieurs rétrospectives lui ont été consacrées comme en 1994 au Palais de la Bénédictine à Fécamp, au Fort de Condé et à la Fondation Rustin à Paris.

Il a illustré de nombreux ouvrages, parmi lesquels « Ton nom est sexe » de Louis Calaferte le Metro Manie ou les dessous de la capitale de Jean Paulhan, (le Tout sur le Tout) Pantagleize qui trouvait la vie belle, de Michel de Ghelderode (la Pierre d’Alun), Histoire en forme de trèfle de Gilbert Lascault (Seghers puis Ruy-vidal) Aguicheuse et Fantoche, Jardin de poupées de Lionel Bourg, Ubu Enchainé d’Alfred Jarry, L’Archiconfrérie de la bonne mort de Léon Bloy. Les fameuses Fatales toujours Gibert Lascault, ces derniers tous parus en 5 éditions Fata Morgana.

Aussi un libre à l’herbe qui tremble, Rousseau dort tranquille, un texte de jean Luc Despax.

Article de presse

Aralaya

Aralaya

Aralaya

Témoignages

Sur le plan technique, il apprécie la variété : le dessin, la peinture et la gravure cohabitent dans ses créations. Les esquisses sont évolutives, il aime remplir, reprendre, ajouter « le » détail.

Ses toiles mettent en scène des personnages crûment réalistes, parfois solitaires, le plus souvent en cortèges, bandes, tribus qui envahissent l’espace.

Dinah Sagalovitsch ArtsHebdoMédias

Pouppeville est réputé pour être inclassable, ni tout à fait peintre, ni tout à fait dessinateur, ni tout à fait « tout » ou « rien ». Et pourtant… La richesse et la complexité des mélanges de supports et de matériaux ont toujours libéré l’artiste de toute contrainte. De ce terrible assujettissement : pour être qualifié de peintre, il faut répandre de l’huile sur de la toile de lin. La plume et le pinceau restent fixés au bout de ces doigts qui font naître un joyeux bordel permanent en perpétuel mouvement.

Charlotte Waligora Les hommes et les autres