MICHEL MOSKOVTCHENKO

Artiste peintre, sculpteur, dessinateur et graveur

Michel Moskovtchenko a exercé au début le métier de dessinateur tout en suivant les cours du soir de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon, puis ceux du Petit Collège de l’Ecole d’Art Municipale.

Après avoir beaucoup voyagé, il s’installe en 1960 dans une bastide du Lubéron. Poussé par sa fascination du trait et la région dans laquelle il vit, il travaille le dessin, la gravure en particulier à l’eau-forte. Les paysages aux collines de pierres et de végétations rares, les arbres aux troncs noueux et aux branches emmêlées l’inspirent, c’est une nature spectaculaire, on décrira son œuvre de « géologie artistique ». Elle ne laisse pas insensible.

Les sculptures de bronze de Michel Moschovtchenko représentent souvent des femmes, ils s’en dégagent une attente éternelle, antique, une puissance érotique parfois. Ces sculptures représentent dans leurs « ruines », dans leurs « lourdeurs », « leurs rondeurs » ou « leurs grâces fragiles » toute la magnificence, l’état de la femme.

Séléction d’oeuvres

Sculpture bronze « Chaos »

La dernière Sarah

Sculpture en bronze « la dernière Sarah »

Pleureuse 2004

Sculpture en bronze « Pleureuse »  2004

Pleureuse II 2004

Sculpture en bronze « Pleureuse II » 2004

4 papier froissé crépuscule

Papier froissé  « Crépuscule » 51 x 74 2017

Papier froissé Les coquelicots

Papier froissé « Les coquelicots » 51 x 74 2017

Les Malarets dessins

« Les Malarets » gravure aquarellée

Gravure

Gravure

Expositions

MICHEL MOSKOVTCHENKO

1978 CENTRE GEORGES POMPIDOU PARIS
Atelier d’aujourd’hui 8
Exposition personnelle de grands dessins et de gravures
Dépliant : texte de J.J. Lerrant, Eliane Gérome et Jean Poucet.
Achat de deux dessins par le Cabinet d’Art Graphique
1976 Fais son entrée au E.BENEZIT Tome septième
1978 MUSEE DES BEAUX-ARTS DE LA VILLE DE LYON
Exposition personnelle de grands dessins et de gravures
Catalogue-préface d’Eliane Gérome-Texte de Jean Poucet
Achat d’un dessin par la ville de LYON
1980 FIAC Grand Palais stand GALERIE JAN DE MAERE
1983 Voyage dans le HOGGAR :Tamanrasset, Djanet, l’Assékrem.
Exposition de groupe pour l’ouverture de la nouvelle galerie ALBERT LOEB PARIS
FIAC Grand Palais stand GALERIE ALBERT LOEB Grands dessins
stand GALERIE JAN DE MAERE Grande toile HOGGAR et gravures rehaussées

Après une enfance heureuse entouré de livres d’art et de musique
des études secondaires ratées et une réforme militaire réussi
En 1960, en Avril, sa famille lui permet de s’installer dans le Luberon.
Un bastidon ,une petite bastide à deux kilomètres du village de ROUSSILLON.
Ni eau, ni électricité, un paradis lui rappelant les lettres de mon moulin de Daudet
La feuille de papier et l’encre de chine, beaucoup de dessins
et puis un jour la gravure à l’eau-forte
1961 GALERIE MALAVAL LYON
Première exposition
1963 IIIème BIENNALE DE LA VILLE DE PARIS
MUSEE ARTS MODERNE PARIS
1965 IVème BIENNALE DE LA VILLE DE PARIS
MUSEE ARTS MODERNES DE LA VILLE DE PARIS
Achat d’un dessin par la Ville de PARIS
1966 Réalise les premières planches 50 par 65 cm sur cuivre de l’album du LUBERON
Exposition personnelle au LUTRIN de l’album du LUBERON avec un texte d’Henri BOSCO
En 1969 Présentation avec Louis PONS de dix dessins chacun à l’encre de chine
Achat de deux dessins par LACAND
1975 MAISON DE LA CULTURE DE GRENOBLE
Exposition de grands dessins et de gravures autour d’un atelier d’eaux-fortes
1975 LE DESESPOIR DU PEINTRE JOUY-EN-JOSAS
Présentation de JEAN CLAIR
Depuis plus de dix ans ,mène une existence solitaire dans la montagne du Lubéron,
dont il trace sans se lasser les contours arides et quelques peu fantomatiques.
1976 Fais son entrée au E.BENEZIT Tome septième
1977 GALERIE PIERRE ROBIN PARIS
Présentation de 30 dessins d’arbres
1978 MUSEE DES BEAUX-ARTS DE LA VILLE DE LYON
Exposition personnelle de grands dessins et de gravures
Catalogue-préface d’Eliane…

2018 GALERIE ORIES

Articles de presse

ARTICLE DE Christine Durif-Bruckert

C’est alors le chant de la garrigue, des falaises, des matières rocheuses, caillasses, rocailles et cailloux qui dans l’alignement sensible de ses murs écrivent les montagnes, produisent de longs récits sur la nature. Dans l’écorce de ses arbres blessés, puissants ou tortueux, s’entremêlent jusqu’à la grimace l’humain et le végétal.

Ces matières gravées parcourent la Provence, disent ses douceurs, ses aridités, racontent plus particulièrement les caractères du Lubéron (carrières de Lacoste, 1978), plus encore rendent accessibles ses intériorités les plus méconnues, les plus anodines en apparence. Comme l’écrit Jean-Jacques Lerrant : « Rien n’est détail puisque tout est détail : la masse flamboyante du ciel, les nervures de la montagne et le visage du caillou. Sur les chantiers de chèvre de l’espace dessiné par Moskovtchenko, l’œil a les libertés du pâtre, du silène, du vagabond » (Le Progrès, 1966).

Dans les années 90 apparaissent une foule de sculptures, un cortège infini de femmes. Elles sont puissantes, vulnérables, abandonnées, quelquefois en action. Elles sont d’ici ou relèvent d’un tout autre trait de l’humain. Elles marchent en foule, toutes intimement soudées à la vibration de la terre. Ainsi, des corps de bronze généreux, boursouflés de fessiers et de ventres charnus offrent leurs chairs glorieuses, alors que des silhouettes plus douloureuses se sont laissé défigurer au gré des lignes de destructuration des métaux, des destins de leur fusion. Il y a encore ces silhouettes malléables de personnages en cires naissant de matières informes, dont l’artiste a su révéler la charge primitive, et qui contrastent avec celles qui s’érigent comme des légendes antiques et s’inscrivent au règne des déesses et vénus.

Ravins érotiques, publié en 2001 (25 gravures, 9 textes, catalogue URDLA, 30 exemplaires) est né de rencontres entre le peintre et les écrivains et poètes : Jean-Paul Clébert, Robert Droguet, Christine Durif-Bruckert, Colette Fizanne, Amadou Hampate Ba, Jean-Jacques Lerrant, Thim et Gabriela Meier-Faust, Catherine de Saint Phalle, Myriam Szejer.

Ce grand livre est une lumière sur cet ensemble de contrastes et de fusion, une sorte de répertoire libidinal mythique des œuvres de Moskovtchenko. Il y inventorie « les vulves buissonnières, comme l’écrit Jean-Jacques Lerrant. Pas un arbre, pas une roche qui ne recèlent une invite démesurée, aride ou moussue, à mettre l’imagination au délire ».

Christine Durif-Bruckert

Vernissage

Galerie Ories 11/09/2018