LA 3e HEURE

< Retour à la liste des expositions

 

 

 

Dimitrije Popövic "Crucification" technique mixte

Dimitrije Popović est né le 4 Mars 1951 à Cetinje au Montenegro. Il est diplômé de l’Académie des Arts de Zagreb en 1976. Durant ses études il rencontre à Paris M. Davrier, un collectionneur d’art, qui exposera une partie de ses collections à la galerie Alexander Braumuller en 1978 à côté de maîtres tel que Salvador Dali, Ernst Fuchs, Victor Brauner, Dado Djuric et Léonor Fini. En 1982, à Pforzheim, les galeries Liberta et Universal Fine Arts ont organisés une exposition commune entre Dimitrije Popović et Salvador Dali. Durant la même année une série de dessins Ommaggio a Leonardo exposée au Palazzo Sormani de Milan à l’occasion du quacentième anniversaire de Leonard de Vinci.

A l'occasion du 27ème festival d'art international "Due mondi", la ville de Spoleto, qui accueille le festival, a organisée une exposition de ses images, dessins et graphiques. L'année du jubilé, marquant deux mille ans de christianisme, Dimitrije Popović est l’un des quinze artistes, critiques d’art et philosophes (M. Botta, M. Cacciari, M. Paladino et P. Portghesi), invités à répondre à "La lettre aux artistes du pape Jean-Paul II". Pour l’occasion il exposa une série d’œuvres intitulées “Corpus misticum” basées sur la crucifixion à Rome. Le critique d’art croate Tonko Maroevic écrit: “L’œuvre de Popović dans son interprétation du motif biblique se trouve avant tout dans l’universalité du sens, le transfert d’événements temporellement et spatialement limités dans l’idiome général des signes visuels du corps. Bien entendu, la signification obtenue ne se limite pas aux basics, mais elle est riche en motifs et pressentiments, qui mènent tous à la sphère troublante de l’érotisme.” (Préface de “Dimitrije Popović – Judita Crtezi” auteur Tonko Maroevic publié par Zagreb en 1986).

 

 

 

 

 

 

 

 

Zlatko Glamotchak, sculpture en résine

"Zlatko crucifie l’étendue. Il découpe les portes interdites qui donnent accès aux créatures immobiles, lesquelles hantent à jamais les non-dits de l’âme, et sécrètent à vif nos figures d’angoisse. L’horreur et le sublime se côtoient, et s’étreignent au grand jour... Réaliste des profondeurs, Zlatko Glamotchak n’écarte pas ses obsessions, il les affronte durement, et les secrètes blessures du corps, excentrées et sans appui, ont enfin accès à l’existence.

Glamotchak découpe au scalpel les murs d’apparence qui cachent le primitif. Il sculpte les élans saccagés des racines de la vie, comme s’il arrachait la peau des êtres. Il met à nu la nudité. Un air de désastre s’installe autour des œuvres, tandis que s’imposent ces terrifiants impensables, et leur terrible chair à rebours qui laboure si fort nos apparences. Sorties du souterrain, ses formes cruelles font disparaître tous nos repères sécuritaires. Glamotchak exorcise les cicatrices du dedans. Il met en charpie nos certitudes. Ses œuvres sont les figures implacables d'un abîme toujours proche, et d'un réel en perdition.

Il dessine à la même hauteur. Dessins des confins du dessin, bouleversés et bouleversants.

Et sa sculpture sauve l’humanité de nos bassesses."

Christian Noorbergen

Juliette CHONE "Parce que le ciel est trop grand" aquarelle.

"... Mes dessins, eux-mêmes à la frontière de la peinture, s’inscrivent dans une tradition figurative. Au delà de la métaphore, je tente de traduire les « devenirs-autres » dans le processus pictural, à travers la fusion et la répulsion de l’eau du lavis. J’affectionne particulièrement le papier, fragile, sur lequel s’inscrit le trait du dessin, traçant la continuité entre la pensée et la création, entre le cérébral et le bestial. Les mots m’inspirent. Les contes, fables et mythes en particulier. Car à la manière des rêves, ils racontent nos fantasmes et nos craintes. Ils utilisent la figure animale sous des formes symboliques pour communiquer et enseigner. Ils sont seuls avec les enfants à donner la parole aux animaux. La conscience de soi, la victoire de la raison sur la maturation cognitive, nous éloignent définitivement et malheureusement des animaux.  Aujourd’hui, je partage certaines idées antispecistes et arpente la route longue et difficile du devenir-végétarien jusqu’au devenir-vegan: la souffrance animale est devenu mon cheval de bataille. Sujet dérangeant, je mêle souvent des images violentes à de figures édulcorées et rassurantes des contes pour transmettre mes messages avec poésie et humour. Et enfin donner la parole aux animaux, pour les animaux. "

Juliette Choné

 

 

 

 

Karl Beaudelere, dessin au stylo bille.

Karl Beaudelere - KXB7, ainsi que cet auteur se désigne lui-même, a grandi dans un quartier populaire de Marseille, en France. Son père travaille à la Compagnie des messageries maritimes. Enfant dyslexique et gaucher, il aime dessiner et s’évader ainsi d’un environnement familial pesant. En 1977, il découvre Les Fleurs du mal de Charles Baudelaire, une œuvre qui le marque profondément. Le jeune homme se forme dans le domaine de l’imprimerie, travaille ensuite dans le prêt-à-porter masculin, puis comme brocanteur et agent de sécurité. En 2006, il crée sa première sculpture en plexiglas, selon un procédé original, et commence l’année suivante à dessiner au pastel et au feutre. Il travaille également au pochoir sur des murs extérieurs. 

Toutes ses créations sont en lien avec le recueil de Baudelaire, qu’il « ressasse » inlassablement et dont il fait tatouer des extraits sur son propre corps. Dès 2011, il commence une série d’autoportraits avec de simples stylos-billes achetés au marché un jour où il « n’avait plus un sou ». L’auteur porte depuis lors une cagoule retournée qu’il a peinte et rehaussée d'écrits de Charles Baudelaire et se présente comme « l’entité » du poète, associée au nom de code KXB7. Travaillant jusqu’à un mois sur chacune de ses œuvres, parfois de très grand format, il scrute sa propre image dans une glace suspendue près d’une table pour dessiner d’étranges visages aux tracés denses. Depuis 2014, Karl Beaudelere - KXB7 participe régulièrement à des expositions et poursuit la série de ses autoportraits, ainsi que divers autres projets artistiques. 

Karl Beaudelere expose dans la collection Neuve Invention de la collection Art Brut de Lausane.

 

 

 

Richard Laillier "Kpaviou Topos" 42 x 33  dessin à la pierre noire.

"   ...   Le dessin de Laillier fonctionne par émergence lumineuse. Une technique dont il est passé maître et qui rappelle la matière noire. Cette approche plastique est indissociable d'une pratique éblouissante de la pierre noire avec laquelle il recouvre entièrement un papier abrasif. La deuxième étape consiste à gommer, à gratter pour faire naître de la nuit la vie. Les lignes sinueuses d'un profil anatomique, le grain sensuel des chairs, une incarnation frémissante, troublante. Ce travail lent, minutieux tient à cette alchimie graphique où la part métaphysique est partie prenante. Ces corps à l'arrêt, alanguis, expriment une séduction qui est redevable à la matière écrasée, poncée puis éliminée. Une intervention équivalente à celui de la sculpture en taille directe qui enlève pour créer les volumes. Une œuvre secrète et intimiste qui tend à l'illumination."

Lydia Harambourg

La Gazette de l'Hôtel Drouot

Historienne et Critique d'Art


 

Anna-Maria Cutolo "Crucifixion aux crânes 81 x 65

"...Anne-Marie Cutolo colonise les lointains les plus proches et intimes en trouvant les formes, les couleurs, les figurations (abstraites ou non) permettant d'ouvrir le passage plutôt que de rôder infiniment sur des contours ou des surfaces. Surgit la spirale d'un désir complexe où éros et thanatos relient leur étreinte. Sans doute les amarres du réel sont-elles larguées. Ce qui retenait les images aux spectacles du monde et aux certitudes se métamorphose en ce qui tient d'un surréalisme neuf. La peinture est allégée de toute adhérence à l'ordre commun du perceptible et de toute adhésion aux codes de causalités. L'artiste s'oriente de plus en plus vers un détachement qui lie cependant au tréfonds de l'être afin de donner le "ton" à ses abstractions et ses figurations dont les éléments deviennent des symboles. Le paysage surgit tel un cosmos particulier, subtilement travaillé de mouvements. Ils témoignent d'une magie picturale et d'une antériorité infinie. Tout ce qui méritait d'être vécu le fut et illumine les oeuvres. A leur présence absolue et à l'obscurité confuse la peinture accorde sa lumière..."

Jean-Paul Gavard-Perret

 

 

Edoardo Boccanfuso "Calvarium" 

 

Edoardo Boccanfuso Artiste italien, il se forme au lycée artistique “Lisippo di Taranto” et à l'Académie des Beaux Arts de Milan (ACME). Il travaille et vit à Lyon depuis le printemps 2016. 

Depuis l'année 2012 l'Artiste a participé à plusieurs expositions: Spazio Frida (Milan), Musée Vitaloni (Milan), Pikidi Arte (Cremono), Opificio Zappa (Erba), Castello Risolo (Specchia) Spazio Munari (Crema). Il a travaillé aussi pour plusieurs maisons d'éditions italiennes en tant qu'illustrateur et coloriste pour des livres, des magazines et des bandes dessinées.

 

 

 

 

 

 

Pierre Amourette "Pieta" sculpture en céramique. 

A partir d’une idée, d’une image Pierre Amourette développe des techniques de réalisation qui subliment son inspiration. “Pour ce qui est de mon travail actuel, je me sens de plus en plus potier art populaire”.

Au-delà de l’interprétation intellectuelle de ses œuvres, Amourette recherche une lecture émotionnelle de son travail. C’est un travail libre, sans contraintes et humaniste, le but étant que chacun puisse avoir une lecture propre des œuvres.

Né à Jersey en 1947, Pierre Amourette arrive en France à l’ âge de 4 ans. Il débute sa carrière d’instituteur spécialisé en Eure et Loir, et s’installe à Nogent le Rotrou en 1973. Dix ans plus tard, il déménage « aux Crocs » avec sa femme et ses deux filles.

Depuis sa petite enfance, la nature l’attire ; les escargots et les lézards l’ont accompagné dans ses jeux favoris, qui se retrouvent aujourd’hui dans certaines de ses œuvres. Dans la pierre d’abord, le bois ensuite puis au travers la céramique, il crée des personnages souvent ambivalents qui ne laissent pas indifférents. Pour lui « ce n’est pas l’objet en lui-même qui est intéressant mais la mémoire d’un moment qu’il véhicule ».

Démarche artistique

Connu comme un céramiste, Pierre Amourette maitrise le travail du bois, de la pierre, du fer, du plâtre en fonction des projets qui s’offrent à lui. “Si la terre s’est imposée à moi c'est qu’elle me permet de travailler vite, d'aller directement à l'émotion. En effet, les céramiques créées se veulent être un média, une histoire que chacun peut interpréter à sa façon.”

A partir d’une idée, d’une image Pierre Amourette développe des techniques de réalisation qui subliment son inspiration. “Pour ce qui est de mon travail actuel, je me sens de plus en plus potier art populaire”.

Au-delà de l’interprétation intellectuelle de ses œuvres, Amourette recherche une lecture émotionnelle de son travail. C’est un travail libre, sans contraintes et humaniste, le but étant que chacun puisse avoir une lecture propre des œuvres.

 

 

 

Roger Decaux "Crucifixion 94 x 65.5

"...Nous sommes uniques dans le flot d’un geste immémorial, écrivait-il en ces termes : « Comme on se doute que ce qu’on a à dire a déjà été dit, la tentation est grande de ne s’intéresser qu’à la forme. Il faut se rassurer, notre sens de la mort et de la vie est différent dans le temps et dans l’espace de celui de notre prochain voisin »

Ce qui me saisit le plus, dans son dessin sorti du néant du papier, c’est la fulgurance de ces traits indéchiffrables dans un improbable contour, qui prennent corps et vigueur à notre propre conscience. Une sorte de sauvagerie de la mémoire qui s’approprie et outrepasse le cadre de la feuille blanche. L’émotion déborde d’une sauvagerie du trait, ou d’une caresse des aplats de couleurs qu’il réalisait avec une technique bien à lui : charbons, cires liquides,  craies de pigments qu’il fabriquait lui-même…

Le dessin était pour lui acte de protestation contre la souffrance, l’usure des corps, la maladie et la mort. Et aussi un hymne violent, et sauvage à la jouissance des corps. Sa série « nus force » explore en compositions sauvages le corps des femmes.

Acte de dessin avant toute chose… acte jubilatoire :  » en fait, je ne dessine que les choses élémentaires et simples : une main, deux mains, une tête, une épaule… Jamais l’esprit, jamais le drame »..."

 

 

 

 

 

 

Christian Lignais "La croix et la bannière"  sculpture en bronze H 30 cm

Né en 1945 à Paris.

Etudes aux Beaux Arts de Lille (atelier d'Emile Morlaix). aux Beaux Arts de Lyon (atelier d'Ivan Avoscan).

Sélectionné au concours national de la Fondation Paul Ricard en 1986.

Participe à des expositions collectives à Paris, Lille, Lyon, Ile de Bendor, Rillieux, jusqu'en 1986 où, après la pierre, il s'oriente essentiellement vers le bronze.

 

 

 

Armand Avril "Vanité au Paradis"

 

L'artiste peintre français Armand Avril naît à Villeurbanne en 1926.

D’origine modeste, Armand Avril obtient un diplôme qui lui permet d’être peintre en bâtiment jusqu’au milieu des années 1950. En parallèle, il réalise en autodidacte des tableaux (essentiellement figuratifs) proches par certains aspects de la peinture de Raoul Dufy.

Puis une rupture s’opère dans ses recherches artistiques, il entame une nouvelle période où il réalise des assemblages ludiques, sorte de bas-reliefs composés essentiellement d’objets de récupération (bouchons de bouteille, pinces à linge, jouets, etc). Dès lors, tout l’art d’Armand Avril sera consacré à ces montages colorés faits d’objets de rebuts. 

 

 

 

 

Roger Dutel "Christ

 

"Il m’est un peu difficile de décrire ma rencontre avec le peintre et sculpteur « hors norme » Roland Dutel. Il habite à deux pas de chez moi et c’est impossible de ne pas repérer immédiatement sa demeure car elle est décorée de manière spectaculaire.  je n’étais jamais rentrée chez lui et j’étais curieuse de faire la connaissance de cet artiste qui de toute évidence était un grand original. J’ai frappé une première fois à sa porte, sans résultat. Et puis un jour j’ai eu plus de chance. Apparemment  Roland Dutel n’éprouve  pas vraiment le besoin de rencontrer des gens qui souhaitent en savoir davantage sur lui. Des interviews il en a eu par des personnes venues du monde entier. Son travail est reproduit dans de nombreux ouvrages et ses œuvres sont recherchées par les amateurs d’art. Devant moi j’avais un vrai artiste, quelqu’un qui non seulement veut créer mais pour qui c’est un besoin profond. Tout ce qui tombe entre ses mains il le transforme en œuvre d’art. Nous sommes descendus dans sa cuisine. Partout il y avait de l’art, des sculptures sous toutes leurs formes faites à partir de matériaux les plus divers, des tableaux, des collages. Ce qui m’a frappé c’est que Roland collectionne le travail d’autres artistes. Jai souvent pu constater que les artistes s’entourent uniquement de leur propre travail. Ce n’est absolument pas le cas pour Roland Dutel. Il me dit préférer l’inattendu, « l’art difficile. » Je m’imagine que cela correspond bien à sa personnalité. Il lui arrive par moments d’être volubile et puis tout à coup de tomber dans de longs silences. Chaque fois que je pensais avoir saisi sa pensée il révélait un nouvel aspect de son travail, une nouvelle dimension. En somme il était l’incarnation de son art...."

Watch:  Roland DUTEL, artiste à Dieulefit

Par Karin Félix-Faure

 

 

 

 

Pascal Bey 

Un homme trop discret, un immense Artiste du dessin dont le talent étonnait les plus grands : « Jacques donne moi un compte fil me disait Josef Ciesla, ce n’est pas possible de faire ça ! »

Si Josef, comme tu as pu le constater c’est possible !

La vie de Pascal était le dessin, ses crayons tous parfaitement taillés, les uns à coté des autres de la mine la plus dure à la mine la plus tendre, la feuille posée sur la table à dessin avec quelquefois une sorte de champ opératoire pour ne pas risquer d’abîmer ce qui était déjà posé, pas d’estompe, des points posés délicatement, côte à côte jusqu’à avoir le rendu attendu, et son petit chien à ses pieds !

Nous avions évoqué de faire quelques salons importants, un véritable pari qui consistait à se jeter dans la compétition internationale, mais son œuvre doit être montrée car elle ne peut rester ignorée. “ Pascal il faut que nous présentions un truc impossible qui dépasse tout ce que vous avez fait jusqu’à ce jour, je m’en occupe “ m’avait-il-dit, nous en étions là….

Puis l’inquiétude, l’une de ses amies m’a téléphoné pour me faire part du silence de Pascal, mes messages, mes mails, mes appels sont restés sans réponse, que se passe-t-il ? Et la terrible nouvelle est arrivée ! Pascal nous a quitté victime d’un malaise fatal !

Ton œuvre te survivra et nous ferons ce qu’il faut pour qu’elle ne soit pas oubliée et que ton nom figure dans l’histoire de l’Art à Lyon

 

Catherine Wilkening "Ophelie" sculpture 80 x40 cms

"...Mes sculptures s’inspirent et se nourrissent depuis toujours de la figure féminine, avec pour thèmes obsessionnels : la naissance, le chaos, la mort qui n’est jamais loi. Mais aussi, la renaissance! Il y a ce sentiment d’urgence qui s’impose à moi. Il me faut créer sans cesse, à partir d’une sensation, d’un mot, d’une image qui m’obsède ou s’impose dans l’instant. Puisque la vie c’est l’impermanence, puisque nous ne cessons de naître, de n’être plus, de n’être pas encore… »

C. W.

 

 

Jean-Marc Paubel "Tête de Christ jaune" Technique : Bois, cuivre et grès engobé polychrome 

Dimensions : H43 - L18 - P12 Date : début des années 1990 Signé au dos en bas à droite

 

« Pour moi, la création artistique est avant tout un humanisme et le travail en collectif artistique me fait avancer depuis des décennies... »

 

De formation autodidacte, je suis un parcours artistique depuis les années 1980. Après quelques expositions en solo, je me suis beaucoup investi à partir de 1994 dans des projets artistiques collectifs. Je suis inscrit à la maison des artistes depuis 2001 et expose régulièrement seul et en collectif. Je travaille depuis 2007 avec la galerie Françoise Souchaud à Lyon qui m'a présenté lors de plusieurs expositions individuelles à Lyon et en région Rhône-Alpes. Après m'être investi dans plusieurs associations d'artistes et avoir participé à l'organisation de nombreuses expositions, j'ai participé, depuis 2006, au projet de création de la SCOF, friche industrielle transformée en cité d'artistes. 


« Mes pratiques artistiques ont été variées : longtemps très attaché au dessin, j'ai pratiqué la sculpture, la peinture, la gravure en taille-douce, l'estampe numérique, la vidéo et la photographie.


Outre mon implication dans des projets collectifs, je mène une recherche personnelle fortement axée sur la thématique de la nature. Je développe depuis plus de quinze ans une technique de travail du papier qui me permet d'évoquer l'essence du naturel sans avoir à passer par la description.


Mes travaux sur "papiers mixtes" que je nomme les "carapaces" évoquent les principes de la peinture lettrée chinoise : transcrire les lignes de force de la nature en dépassant l'anecdote.


J'approfondis cette piste en affinant lentement ma technique et en enrichissant mon inspiration.

Depuis 2017, je reviens, par le truchement de la thématique "un voyage d'hiver", au dessin de grand format. »

 

Fabien Claude

"Chaque œuvre ouvre sur l’illisible, le secret. Rien n’est raturé, ou surchargé : tout se met en place pour la stratégie de jaillissement d’un inavouable aveu dont le sens est enfoncé dans l’obscurité. Quelque chose à la fois durcit et flotte sans que le regard puisse retenir la moindre assurance. Dans le noir des espaces blancs s’avancent, surnages, gonflent avec timidité mais acharnement dans l’absence de réponse (l’art n’est pas fait pour ça). Reste ce que Fabien Claude nomme « ce voir aveugle à nous faire signe », cette bouche sans lèvres qui ne peut que ravaler ses mots. 

Chaque œuvre renonce aux certitudes, avance vers ce qui ne se perçoit pas encore. Il y à la des mues, des exils, des présences fantomatiques. Celles-ci ne lorgnent pas forcément sur le passé. La présence est autre : elle est celle silence sans nom des profondeurs d’abîme où le sexe n’est pas absent mais ignore sa division factice. A perte de vue et de mots l’image tel un hermaphrodite fait l’amour avec elle-même pour que surgisse le plus profond, le plus naïf et le plus sourd. Sous un univers nocturne où tout se défait la pulsion de vie perdure. Il y à là et par « creux-ation » ce que Beckett nomma les « echoes’ bones ». En ce sens l’œuvre de Fabien Claude jouxte les vanités. Mais néanmoins elle ne cesse de les transcender. Et si l’œuvre dans sa transparence qui ne se laisse pas traverser est douloureuse elle « parle » paisiblement. Elle traverse le corps le plus profond afin de lui offrir une proximité sans approche."


Jean-Paul Gavard-Perret 

Marcel Roux, gravure

Marcel Roux s'attaque surtout aux victimes du mal souvent représenté par la femme, symbole de la tentation. Il a multiplié les femmes dévoreuses, responsables de tous les méfaits de la société, comme dans « Femme-Flamme » ou la « Femme araignée », rappelant le Vampire de Munch de 1893. Il a donné de la femme une idée destructrice, corruptrice, conduisant au néant. Mais « n même temps, il s'efforçait de sauver la femme victime des jouissances humaines. Ainsi apparaît, dans ses séries « Filles de joie » et « l'Alcool », cette opposition faisant ressortir la dualité qui existe chez l'artiste, la désespérance vis-à-vis du mal et l'espoir salutaire de la rédemption : scènes funèbres et burlesques tout à la fois.

 

 

Nicolas Duffaut

Né en 1977 à Aubenas en Ardèche, Nicolas Duffaut a d’abord testé sa vocation d’illustrateur sur les murs de sa chambre, avant de rejoindre la fameuse école Émile Cohl de Lyon, dont il est sorti diplômé en 2002. Après avoir fait ses premières armes dans différents collectifs, il s’est lancé pour Sarbacane dans un travail personnel avec ce grand format, qui lui a permis de franchir une nouvelle étape.

Illustrateur jeunesse, il a travaillé pour divers éditeurs français et étrangers Nathan, Albin-Michel, Sarbacane, Flammarion, Gautier Languereau etc…

Quelques titres : "Les yeux du dragon" Stephen King pour Flammarion ; "Le chat botté" chez Albin-Michel ; "L enfant le renne et le loup" au seuil jeunesse ; "La grande ours d'Ikomo" Flammarion ; "Ce que lisent les animaux avant de dormir" pour Sarbacane.

Il a été professeur de Concepts Arts à l école d’Art de Bellecour durant les 3 dernières année 2015 à 2018. Diverses interventions en milieux scolaires. Il a collaboré avec plusieurs galeries : La galerie Daniel Maghen Paris, la galerie Arludik et enfin la galerie Nucleus à Los Angeles.

Prix obtenus :
- Le prix des incorruptibles et celui des géants de Gayant, 

- Une sélection pour le prix Landernau de cette année, pour le livre "Mon Pépé" avec Emilie Chazerand pour Gautier Languerau.

 

 

 

 

Bernard Buffet, lithographie

Bernard Buffet est né le 10 juillet 1928 à Paris plus précisément dans le quartier des Batignolles. Il commença ses études au Lycée Carnot de 1939 à 1943. Pour mieux comprendre la vie de ce peintre expressionniste français, consultons sa biographie.

La jeunesse de Bernard Buffet et les premiers tableaux

Bernard Buffet commence la peinture dès l’âge de 10 ans. Après avoir été renvoyé du Lycée Carnot en 1939, l’artiste suit des cours du soir en 1942. C’est Monsieur Darbefeuille qui l’initie au dessin. À l’âge de 15 ans, il remporte le concours d’entrée de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts. À cette époque il passe 2 années dans l’atelier du peintre Eugène Narbonne.

En 1945, le jeune prodige travaille seul dans la chambre de bonne de l’appartement familial. L’année suivante, il expose son premier tableau représentant un autoportrait au Salon des moins de trente ans à la Galerie des beaux-arts. En 1947, il exposa L’Homme accoudé au Salon des indépendants, puis en décembre de la même année fut organisée sa première exposition particulière.

Notoriété de Bernard Buffet

Au cours de sa première exposition, le jeune peintre expressionniste réalise sa première vente pour le Musée national d’Art moderne de Paris. Cette transaction eut lieu grâce à l’intermédiaire de Raymond Cogniat et l’œuvre achetée pour la galerie parisienne fut la peinture Nature morte au poulet. En avril 1948, le jeune artiste français présente Le Buveur pour le concours du prix de la jeune peinture. Malgré le fait qu’il n’obtient pas le principal prix, cela lui a permis de le faire connaître du Docteur Maurice Girardin. Ce collectionneur d’art contemporain a fait l’acquisition de 17 de ses toiles entre 1948 et 1953. Toujours en 1948, Emmanuel David lui propose un contrat d’exclusivité qui fut ensuite partagée avec Maurice Garnier. En 1952, l’artiste reçoit le prix Antral.

Fin de vie de l’artiste Bernard Buffet

La romance entre Bernard Buffet et Annabelle Schwob débute en mai 1958. La rencontre fut un coup de foudre et Annabelle fut une muse pour l’artiste qui consacra une exposition intitulée Trente fois Annabelle Schwob en 1961. Le 13 mars 1974 Bernard Buffet fut élu à l’Académie des beaux-arts. Après plusieurs années de lutte contre la maladie de Parkinson, Bernard Buffet se suicide par asphyxie le 4 octobre 1999. Son acte fut commis dans son atelier du Domaine de la Baume situé à proximité de Tourtour dans le Var. Le peintre âgé de 71 ans utilisa un sac en plastique noir pour se donner la mort, on y aperçoit sa signature particulière.